Parmi ces derniers, Marie-Christine a vécu le
Chapitre du 9 mai dernier au Château d’Aigle
avec intensité. Face aux convives, elle a prêté
serment au Consul de servir la Baronnie Suisse
des Côtes du Rhône en qualité de Commandeur.
Elle a ainsi officialisé la fonction qu’elle exerce
depuis deux ans déjà consistant à diffuser l’information
et à contribuer à la rédaction du
« Grappilleur ».
Née au sein d’une famille de soyeux, Marie-
Christine Barrioz passe son enfance entre la
campagne du Dauphiné et Lyon. Son père étant
appelé à diriger une agence de la société Rhône
Poulenc en Italie, toute la famille quitte la France
pour s’installer à Milan. Dans la cité lombarde,
elle va donc suivre l’école française tout en baignant
dans la langue et la culture italienne. A
l’âge de dix-sept ans, bac en poche, passionnée
de mathématiques-physique, elle choisit le
cursus d’ingénieure, d’abord au Politecnico de
Milan puis à l’EPFL dès 1975.
Après l’obtention de son diplôme d’ingénieure
physicienne, elle s’engage sans attendre
dans la préparation d’une thèse dans le domaine
de la physique des plasmas. Durant cette
période, elle rencontre son futur mari Mark,
d’origine australienne, lequel effectue un post
doctorat dans la même Haute Ecole lausannoise.
En 1985, elle décroche son doctorat et décide
de s’envoler pour l’Australie juste après la naissance
de sa première fille Caroline en 1986.
Sur place, Marie-Christine occupe un poste
de chercheuse à l’université de Sydney. Le destin
ramène la famille à Lausanne en 1988. Le noyau
familial repartira pour deux ans à Melbourne
de 1998 à 2000 afin de garder les liens avec
la culture australienne. Dès 1988, elle se spécialise
à l’EPFL dans l’innovation technologique
des superordinateurs utilisés pour la recherche,
la météo, l’industrie aéronautique. Durant
quinze ans, elle pilote des collaborations avec
de grands laboratoires américains pour préparer
les applications à l’augmentation régulière de
puissance des processeurs de calcul. En 1992,
un évènement ô combien émotionnel vient perturber
le rythme intense de sa carrière : la naissance
de sa deuxième fille Alexandra.
En 2003, Marie-Christine quitte la capitale
vaudoise pour Lugano. Engagée par l’ETHZ, elle
y reprend la direction du Centre de calcul nationational,
lieu d’élaboration notamment de la météo
suisse. Cinq ans plus tard, retour sur les bords
du Léman. Elle rejoint les scientifiques du CERN
à Genève et partage les moments intenses de
la confirmation du « Boson de Higgs ». De 2010
à 2021, elle travaille pour la société Intel en
qualité de Directrice Europe des laboratoires
« Exascale ». Ces dernières années, elle reste
active mais désormais comme indépendante.
En 2024, Docteure Marie-Christine Sawley est
nommée membre individuelle de la SATW en
reconnaissance de son rôle de scientifique et
d'ingénieure pionnière dans l'introduction et
l'utilisation des superordinateurs en Suisse et
à l'étranger.
Passionnée d’informatique, Marie-Christine
trouve le temps de quelques loisirs. Si elle avoue
son penchant pour la recherche en généalogie,
elle s’empresse d’ajouter que la cuisine, méditerranéenne
de surcroît, suscite aussi son plus
vif intérêt. En résumé, elle apprécie avec autant
d’enthousiasme et de compétences les plaisirs
de la table, à commencer par les vins de
ses régions préférées : les Langhe, Gattinara,
Franciacorta, Valtellina, la Toscane, la Barossa
Valley, le Lavaux et…, les Côtes du Rhône évidemment
!
Daniel Lenherr, commandeur
Dans le même numéro ()
Le Domaine Charvin a été fondé en 1851 et Laurent, à la tête du domaine depuis trente-six ans, représente la sixième génération, tout en préparant la relève avec sa fille. Le domaine s’étend sur huit ha en Châteauneuf-du-Pape et treize en Côtes du Rhône. Son vignoble bénéficie principalement de sols sablonneux et argilo-calcaires, ponctués en surface de galets roulés caractéristiques de l’appellation Châteauneuf-du-Pape.
Voilà bien une expression que tout le monde
utilise, ou pour le moins connait, depuis ses premières
dégustations de vin. La majorité d’entre
nous retire de cette expression qu’il faudrait
impérativement servir et boire le vin blanc avant
le vin rouge.
Le vin va souvent de pair avec la convivialité,
le plaisir et les beaux moments épicuriens mais il
y a une réalité à laquelle on ne peut échapper :
l’alcool… et c’est la cause principale du mal de
tête.
Notre ami Christian Angéloz nous conduit
de sa main assurée jusqu’en Provence pour
le voyage des Côtes du Rhône 2026.
Imaginez une salle à manger en plein air, une
longue tablée accueillante, des produits provençaux
- caillettes, flan de courgettes, saucisson
de sanglier, des cagettes d’abricots fondants -
comment ne pas se sentir à l’aise dans ce coin
de paradis ?